DOSSIER : Les promesses du cloud privé

L’informatique d’entreprise aussi simple que le Web ? Le cloud privé ouvre la route vers l’IT as a Service avec des catalogues de services et une l’infrastructure automatisée. Six articles de fond pour mieux comprendre ces enjeux.

Sur le Web, il est possible, en quelques clics, de créer des comptes e-mail, de créer un groupe de travail partagé, d’organiser des conférences (texte, audio ou vidéo)…
Et tout cela sans avoir à connaître l’informatique ou à se préoccuper de l’infrastructure sous-jacente.
Les collaborateurs de l’entreprise, également utilisateurs de ces services en ligne, souhaiteraient légitimement obtenir une simplicité identique dans leur travail quotidien.
Telle est la promesse du cloud privé, qui utilise les technologies du cloud computing dans l’enceinte de l’entreprise.

Le cloud privé efface la complexité

Le cloud privé efface la complexité

Simplifier la vie des utilisateurs, et des informaticiens
Prenons deux exemples. Un nouveau développement applicatif nécessite un environnement complet de test de préproduction. Le développeur se rend sur sa page personnalisée du portail interne de l’entreprise, et clique sur l’icône “Services informatiques”. Dans la liste, il choisit “monter un serveur de test” et choisit quelques options. Son environnement est automatiquement prêt en quelques minutes.
Autre exemple. Pour quatre nouveaux employés, le chef comptable nécessite un accès à l’ERP et un compte e-mail. Sur son portail personnalisé, il clique sur “ajouter des comptes ERP”, et le système lui propose les noms de nouveau arrivés. Immédiatement, les quatre accès sont immédiatement ouverts. Une opération identique lui permet de créer quatre nouveaux comptes e-mail en quelques secondes.
Imaginez que tous les services informatiques dans l’entreprise soient aussi efficaces : demande d’accès à un programme, demande de fourniture, partage momentané de documents avec un groupe d’utilisateur, demande d’accès WiFi momentanée pour un prestataire, interventions informatique lors du départ d’un collaborateur… Et tout cela facturé au juste prix avec un engagement sur la qualité du service de la part de la DSI. Telle est la promesse du cloud privé.
Si les technologies cloud sont si prometteuses, c’est qu’elles permettent également une telle efficacité pour l’envers du décor : au niveau de l’infrastructure.
De même que les demandes informatiques des utilisateurs sont ramenées à de simples services activables en quelques clics (sans jargon informatique), les informaticiens disposent d’un portail de services techniques. À ce niveau, les technologies clouds apportent des réponses enfin satisfaisantes, qui seront la norme des DSI de demain.

Principe de la virtualisation des serveurs

Principe de la virtualisation des serveurs

Bien plus que de la virtualisation
Pour parvenir à ces résultats, il a fallu démocratiser et généraliser des technologies jusque-là réservées à des systèmes très haut-de-gamme de type mainframe ou serveurs d’entreprises évolués.
Au premier rang d’entre eux, la virtualisation (appelée parfois partitionnement logique). Traditionnellement, un logiciel était développé pour une machine sous un système d’exploitation s’exécutant sur un serveur. Résultat : autant de serveurs que d’applications, voire plusieurs serveurs avec chacun une installation de la même application… Et surtout, des machines souvent sous-utilisées, présentant donc un surcoût inutile.
La virtualisation permet au logiciel de s’affranchir des contraintes matérielles : plusieurs serveurs virtuels exécutant des applications fonctionnent sur un même serveur physique. En outre, un même serveur virtuel peut “s’étaler” sur plusieurs serveurs physiques. Et surtout, l’entreprise ne doit généralement pas redévelopper ses applications. Une opération de consolidation affichant logiquement un retour sur investissement rapide.
Une organisation qui permet d’utiliser des fonctionnalités de haute disponibilité autrefois réservée aux grands serveurs. Il s’agit de mécanismes de réplication ou de mirroring dans lesquels un double du serveur virtuel exécute en parallèle les mêmes opérations que lui, sur un autre serveur physique. Ainsi, si l’un tombe en panne l’autre prend immédiatement le relai, sans interruption. Mieux encore les éditeurs de virtualisation (VMware, Microsoft, Red Hat, Citrix, IBM, Oracle…) savent aussi déplacer un serveur virtuel en fonctionnement vers un autre serveur physique, sans interruption (migration à chaud).
Deux illustrations, parmi tant d’autres, qui forment le socle d’une nouvelle ère informatique.

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