Informatica va bien et réaffirme son indépendance

Sohaib Abbasi, CEO d’Informatica explique son positionnement sur l’intégration de données, le cloud… sa stratégie et sa vision des géants de l’informatique. Et son souhait de ne pas être racheté !

En tant qu’éditeur de plate-forme de l’intégration de données majeur, où en est votre positionnement sur le Cloud ?
Depuis 1995, nous proposons des solutions en mode Cloud. Et nous participons à cette évolution sur trois axes.
Nous voulons faire partie des nouveaux leaders technologiques, et collaborer avec eux, quel que soit leur positionnement sur les trois familles. L’Infrastructure as a Service (IaaS) avec des acteurs comme Amazon.com avec son service EC2 où le client loue du matériel et du logiciel, le Platform as a Service (PaaS) destiné aux développeurs d’applications Cloud comme Google Apps ou Microsoft Azure, et le Software as a Service comme Salesforce.com qui propose des applications en ligne. Aujourd’hui, Informatica a déjà noué des partenariats avec salesforce.com ou Amazon.com pour proposer ses services d’intégration de données.

Sohaib Abbasi, CEO d'Informatica

Sohaib Abbasi, CEO d'Informatica

Second axe, l’intégration de type OEM [Original Equipment Manufacturer]. Par exemple, Dun & Bradstreet a conçu son service D&B360 (bases de données sur les entreprises incluant les informations provenant des réseaux sociaux accessibles sous forme de service en ligne) grâce aux possibilités d(intégration d’Informatica). Nous souhaitons donc nous spécialiser dans la connectivité et l’accès aux données avec une plate-forme d’intégration complète, avec un label “Informatica Inside”, à la manière d’”Intel Inside”. Ainsi Oracle vend des solutions “Informatica Inside”.
La plupart de nos clients disposent de leurs données en interne, et parfois quelques données sur le Cloud. Et ils souhaitent avant tout conserver le contrôle sur ce capital de l’entreprise. Informatica leur propose de conserver la maîtrise globale sur leurs données où qu’elles se trouvent.
Enfin, nous fournissons nos solutions sous forme de services Cloud. Plus 1000 entreprises utilisent déjà ces services que nous proposons sous plusieurs angles. Pour l’utilisateur métier, la complexité est cachée et il ignore où se trouve les données ‘salesforce.com, interne, ailleurs…). Nous proposons les Data Services depuis plus de trois ans, avec les connecteurs vers d’innombrables bases de données et applications qui constituent l’une de nos forces. Par ailleurs, nous adressons également les informaticiens, qui peuvent activer des serveurs avec nos solutions sur Amazon EC2.

Pensez-vous la Cloud comme une opportunité ? Et qu’en est-il des risques de cannibalisation ?
Le Cloud est très jeune, et nos clients travaillent encore essentiellement avec des logiciels dans un mode logiciel traditionnel, car ils conservent ainsi la maîtrise de l’évolutivité et des performances de bout en bout.
Il est vrai que le Cloud est une opportunité pour Informatica, et nos investisseurs l’ont bien compris. Souvent, les offres SaaS sont des applications positionnées comme alternatives à des applications traditionnelles, comme salesforce.com face à Siebel. Pour Informatica, il en va autrement. En effet, nous proposons les mêmes services en mode Cloud ou logiciel (on-premise). Les services Cloud ne sont donc qu’une extension qui permet l’intégration de données dans des environnements supplémentaires. Nos clients peuvent alors utiliser nos logiciels ou nos services Cloud individuellement, ou même passer de l’un vers l’autre sans rupture. Chez nous, la question de la cannibalisation entre nos solutions ne se pose pas.

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